C’est l’histoire des gars qui veulent pas finir sur les Internets

Ouais ben c’est pas facile de dater de c’temps-là, les gars angoissent à l’idée de tenir la vedette sur mon blogue.

Parce que le protocole aujourd’hui, ça l’air d’être la recherche Google avant la première date. On sauve du temps et on se sauve de la jasette. On devient las de répéter, alors on stalke sur Facebook en guise de préliminaires.

Fait que quand on découvre le pot aux roses à mon sujet – c’est-à-dire mon blogue qui parle de graines – ça refroidit les ardeurs.

Y’en a un qui m’a dit qu’il avait peur de passer pour un con sur ma page. Je lui ai répondu que si t’es con en partant dans ‘vie, c’est pas un article qui va y changer grand-chose. Même qu’à la limite, ça peut pas nuire à la cause.

Y’en a un autre qui a voulu m’inviter à prendre un verre à une condition, celle que je fasse pas de texte sur lui. Sauf qu’on y est jamais allés, il a changé d’idée. Même si, paradoxalement, je parle de lui icitte, je suis digne de confiance. Parce que tout ce que j’oserai dire de plus, c’est que je lui souhaite du beau, du bon pis du doux, au moins autant qu’il semble l’être lui-même, pis surtout, de trouver ce qu’il cherche. Ou plutôt de savoir ce qu’il veut pour ensuite mieux trouver ce qu’il cherchera (oui, je sais, prends ton temps pour assimiler).

Parce que c’est plate, mais oui, je viens avec ça. Avec mon bagage, mes anecdotes, mes déceptions pis mes bons coups, ma grande gueule pis mes jeux de mots douteux. Mais je l’admets, je parle fort, c’est pas toujours facile à gérer. Y’a des vérités qu’on préfère pas entendre.

Sauf qu’à moment donné, je vais publier un billet sur un gars pour m’avoir donnée raison d’être optimiste pis il va être tout fier de dire que c’est sa blonde qui l’a écrit. En tout cas, c’est de même que c’est supposé se passer.

Une chance que Noël approche et que cette peur de devenir la risée du Web est surclassée par celle de passer le réveillon tout seul dans ta famille à te faire demander 30 fois comment-ça-donc-qu’un-bon-petit-gars-comme-toi-a-pas-encore-de-blonde, à t’empiffrer de saucisses cocktail, de salade de macaronis et d’œufs farcis.

Le plus plate, c’est quand les couples se mettent à prendre leur estifie de photo classique devant le sapin. Le plus plate, c’est quand c’est toi qui tient la caméra.

De mon côté, je m’enligne pour ma quatrième année comme photographe attitrée.

Je dis ça mais j’ai pas de misère à garder le moral. En fait, je suis limite gossante avec mon esprit des fêtes. Le 24, je distribue les cadeaux, je fais des jokes salées et je cuisine avec ma mère. Les soirs plus tranquilles, je joue au poker avec mes parents, avec la télé allumée à TVA qui passe Le sapin a des boules ou Maman j’ai raté l’avion, en bruit de fond, comme une trame sonore de notre game.

Mais mon meilleur truc à ce jour pour oublier le célibat, c’est justement d’éviter de répondre avec sérieux au questionnaire familial. Histoire de pas finir la soirée m’empiffrant de bûche Vachon, blâmant tous les hommes d’être des chokeux. Quand on m’interroge sur mon état matrimonial, je réponds par un gracieux:

« Quessez vous voulez, ça l’air que je suis pas endurable! »

Je termine avec un rire ben gras. Je vous jure, y’a personne qui ose renchérir là-dessus.

Aussi, j’ai appris que ça sert à rien de noyer sa solitude dans l’alcool. Tu veux surtout pas finir étalé dans la salle de bain, coma, avec tes matantes qui sont obligées de t’enjamber pour aller pisser. En plus, rappelle-toi que t’es pas en couple : y’a personne d’assez soumis à toi pour aller te chercher un Gatorade orange au dépanneur le lendemain matin, t’amener des Advil ou te faire de la soupe.

Effectivement, on sait tous que la modération à bien meilleur goût, pis des fois, la masturbation aussi. Y’a trop de monde qui choisissent d’être mal accompagné plutôt que seul.

Mais c’est vrai que ces temps-ci, la crouse est dans le tapis. Au tournant de l’automne, ça peut sembler facile de se matcher. Faut faire attention, c’est un peu comme texter ton crush à 3 h du matin… c’est pas parce que ça l’air facile que c’est toujours une bonne idée.

Y’a aussi que l’hiver, c’est moins frette à deux. Pis les matins sombres passent moins croches avec une petite vite avant de partir travailler.

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